31.12.07

une faveur à la shampooineuse


Champagne ?

Préparatifs pour le réveillon de ce soir. J’accompagne Mado chez le coiffeur pour un soin et une permanente. Je demande une faveur à la shampooineuse : un café sans sucre. Je troque la lecture du magazine people contre l’ordinateur portable et l’écriture de ma dernière chronique de 2007. Il est 13h30, dans une demi-heure, j’appellerai mon homme à l’autre bout de la planète et lui souhaiterai que notre amour continue d’éclairer nos vies malgré les dix-sept-mille kilomètres qui nous séparent. A Melbourne, il est 23h30. La sacro-sainte bise de minuit aura dix heures d’avance sur la bise albigeoise, parisienne, bergeracoise ou biarrote. Au salon de coiffure, les abeilles butinent de couleur en coupe.

Cher lecteur perspicace, tu sais peut-être que je boycotte Noël, donc je te dispense de mes commentaires sur la fête obligatoire de la Saint-Sylvestre. Ici, nous préférons le dîner en petit comité, entre amis. Comme dit Fafa, ce soir, nous mettons les pieds sous la table, et nous trinquerons à la belle amitié qui nous lie tous. Claudio (a.k.a. le Vagabond) nous dira un conte. Michelle nous lira des extraits croquignolets de conseils prodigués par le Dr. Machin (Alzheimer me guette). Nicole poussera la chansonnette. Quant à moi, j’ignore encore quelle sera ma participation (je vais improviser… ou boire… ou les deux). Car Mimi et Fafa ont exigé que nous venions les mains vides. Ils l’ont dit et répété : « Non, non, et non ! Vous n’apportez rien, c’est bien compris? » On ne se le tient pas pour dit puisqu’à notre façon, nous leur offrons un air, une histoire, un cadeau immatériel.

Finalement, je ne peux m’empêcher de commenter l’inévitable reportage télé sur l’affluence des clients le lendemain de Noël. Ces messieurs et ces dames rapportent les cadeaux défectueux (passe encore…) voire indésirables (j’ai le poil qui se hérisse…) Une "journaliste" interroge une fillette : « Pourquoi est-ce que tu rapportes ce jouet? Parce que je l’aime pas. » J’en suis bouche bée. Et des claques? Elle aimerait une bonne paire de claques? Et si l'on infligeait le même traitement aux parents?

A part ça, à vous tous, lecteurs de ce carnet de bord, de mes sautes d’humeur, lecteurs connus et inconnus, lecteur de passage et lecteur fidèle, je vous souhaite avec un peu d’avance (il est 14h07, on pulvérise la laque sur la permanente de Mado, donc je conclue) une année gourmande, drôle, joyeuse et …

« Lolo! » Mado m’appelle à la caisse. Elle ne se rappelle plus de son code de carte bleue, donc je laisse ici mes vœux et babillages.

... joyeuse et tendre.


p.s. : cliquez sur Mado, vous trouverez la chanson « Madam' Mado m'a dit »


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Paix et abondance ! comme on dit à Dakar (pourquoi Dakar ? et pourquoi pas ? ;o) une de mes amies en est originaire et sa formule m'a plu.
belle nouvelle année à toi !
Frédérique (aka rita lubitsch myspace)

ohlebeaujour a dit…

merci Frédérique
merveilleuse année à toi
Laurent