5.5.06

j'attire les cinglés!




Jeudi soir, nous avions la joie et l'honneur d'accueillir parmi nos spectateurs René de Obaldia.
Pas plus tard qu'en décembre dernier, lorsqu'il a lu son discours sur la vertu à l'Académie française, il faisait référence à Vialatte. L'un nourrissait pour l'autre une admiration béate, et inversement.
Après le spectacle, nous échangeons quelques paroles.
"Vous m'aviez caché vos talents de mime" dit-il.
"J'en suis le premier surpris."

Puis il nous raconte son émerveillement d'enfant lorsqu'il allait au cirque et qu'on annonçait la femme canon ou l'homme le plus fort du monde... évoqué par Vialatte dans la chronique "Problèmes du coeur".
Je confie à Obaldia deux chroniques que je lui avais gardées au chaud, en attendant sa venue... deux chroniques du cher Vialatte qui évoquent notre cher Obaldia, en des termes élogieux et animaliers...

Obaldia me racontait une drôle de rencontre:
un passant l'arrête dans la rue, le prend pour Tardieu, Obaldia ne dit mot, et chacun va son chemin. Obaldia narre l'événement à Tardieu. Tous deux se marrent.

Une dernière:
un passant, un autre, vient à lui, lui pose la patte sur l'épaule et lui récite "Le Plus beau Vers de la Langue française" extrait d'un poème d'Obaldia:
"Le geai gélatineux geignait dans le jasmin".
Puis s'en va, sans cérémonie.
Obaldia me dit:
"j'attire les cinglés!"

à lire LES INNOCENTINES recueil de poèmes gouleyants pour enfants et quelques adultes!

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