11.9.07

les canards n’en fichent pas une rame



vu au pied du palais de la Berbie/ Albi / Tarn

Jambes pendantes au-dessus des eaux calmes du Tarn, j’inspire, j’expire, je lézarde au soleil. A une dizaine de mètres en amont, un pêcheur mouline. Devant moi, sur un îlot de peupliers, les canards n’en fichent pas une rame. Troqueraient-ils ma place contre la leur ? L’eau doit être fraîche, mais on s’y fait. On se fait à tout.

A part ça, me diras-tu, cher lecteur, quelles nouvelles ?

Je peux d’ores et déjà t’inviter à voyager grâce aux contes que présentera le Vagabond, mardi 18 septembre, à 21 heures, à Albi, rue Sainte Cécile, à l’angle de la rue Saint Clair, si tu es albigeois, castrais, toulousain ou si tu vis entre l’Isle-sur-Tarn et Rabastens et si le temps est clément.

Si en revanche tu es prigontin, forcelais, bergeracois ou périgourdin, Nicole Hibert, Fabien Dutour et moi-même te proposons une lecture de chroniques d’Alexandre Vialatte à la médiathèque de Prigonrieux (24) le samedi 20 octobre. Non pas le soir car je ne voudrais pas te priver de la finale de la coupe du monde de rugby, mais dans l’après-midi. Ce moment vialattesque s’inscrit dans le cadre de la manifestation LIRE EN FETE.

Eh oui, tant de choses se passent hors de Paris. Pourtant Dieu sait si j'aime Paris...


2 commentaires:

Anonyme a dit…

T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu comm' ça me revient,
me revient la rengaine
de quand on avait rien,
de quand on avait pour tous bagages
tes deux quais pour m'y promener,
tes deux quais pour y mieux rêver ?
Tu étais, tu étais mes voyages
et la mer, tu étais mes voiliers,
tu étais pour moi les paysages ignorés.

Je te disais, la Seine
qu'on avait les yeux d' la mêm' couleur.
Quand j'avais de la peine,
quand j'égarais mon coeur,
quand je trouvais la ville trop noire,

tu dorais des plages pour moi,
tu mettais ton manteau de soie,
et pour moi, qui ne voulais plus croire,
et pour moi, pour pas que je me noie,
tu faisais d'un chagrin un' histoire, une joie.

Ils te diront, la Seine,
que je n'ai plus de coeur à promener
ou que, si je promène,
c'est loin de ton quartier.
Ils te diront que je te délaisse
et pourtant je n'ai pas changé.
Non, je ne t'ai pas oubliée,
mon amie de toutes les tendresses.
J'ai gardé dans mes yeux tes reflets,
j'ai gardé tes couleurs, tes caresses pour rêver.

T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu comm' ça me revient,
me revient la rengaine
de quand on était bien?
Et si j'ai vu d'autres paysages,
tes deux quais m'ont tant fait rêver.
Attends-moi: j'y retournerai,
tu seras mon premier grand voyage.
et le port où je viens relâcher,
fatiguée de tant d'autres rivages oubliés.

T'en souviens-tu, la Seine,
t'en souviens-tu ?

Par A.S. ;)

Emir Gonzola

Laurent Delpit a dit…

je ne connaissais pas vraiment, je découvre grâce à toi ces paroles, merci