19.11.08

« Je crois que vous devriez tomber amoureuse. »


Ilan Duran Cohen signe un de ses romans après la projection de son nouveau film, Le Plaisir de Chanter, présenté à Albi le 12/11 (salle Arcé ~ Scène nationale d'Albi)
photo d'Ariane Ruebrecht
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Très agréable soirée que celle passée en compagnie des personnages du film Le Plaisir de Chanter écrit et réalisé par Ilan Duran Cohen. Pour l'ouverture du
12ème festival les Oeillades d'Albi, Nous étions une centaine de spectateurs privilégiés à découvrir en avant-première une œuvre originale, « je n'avais pas envie de faire un film d'avion » nous explique Ilan Duran Cohen, répondant aux questions de quelques spectateurs curieux et séduits. Le réalisateur de La Confusion des Genres sorti en décembre 2000 aime transcender les genres, justement. Pour ce nouveau long-métrage en salles le 26 novembre, il a écrit une histoire où se croisent Marina Foïs (troublante), Lorant Deutsch (touchant, minimaliste), Jeanne Balibar (sublime, fragile, drôle et poignante), Nathalie Richard (irrésistiblement venimeuse), Julien Baumgartner (qui hérite du rôle le plus difficile (et s'en sort avec panache) : peut-être la clé de voûte du film)...

Le synopsis :
Agents des services secrets, Muriel et Philippe forment un improbable duo amoureux. Dans leur nouvelle mission, ils sont chargés de mettre la main sur une clé usb cachée par Constance, la veuve d'un trafiquant d'uranium fraîchement assassiné. Cet étrange ingénue conduira le duo dans un court de chant lyrique devenu un véritable nid d'espions. Dans cette comédie d'espionnage, les cordes vocales se libèrent, les corps se débrident et les âmes se poursuivent...

Les dialogues co-écrits avec Philippe Lasry sont ciselés, drôles, toujours justes. On est toujours sur le fil, entre drame, thriller, comédie, film musical. Un travail d'équilibriste pour les acteurs qu'Ilan Duran Cohen manipule volontiers : « je les déstabilise aussi en utilisant deux caméras qui tournent en permanence, parfois sans clap. La deuxième caméra, tenue par Christophe Graillot mon chef-opérateur, est assez libre, elle va chercher des choses que je n'avais pas forcément demandées. Christophe connaît les plans qui vont me surprendre. Avec deux caméras, les comédiens ne savent jamais de quel côté on les regarde et cette incertitude les dérange énormément ou les excite. »
Il en résulte beaucoup de spontanéité, de fraîcheur. Et quand l'émotion surgit, elle vous cueille.

Jeanne Balibar et Julien Baumgartner
photo de Carole Bethuel ©
Deux perles, pour le plaisir :
Muriel, désinvolte en diable, calcule mentalement : « Vingt fois soixante égale mille deux cents. En mille deux cents fois, on ne m'a jamais léché les pieds. »
Le gynécologue à Muriel :
« Je crois que vous devriez tomber amoureuse. »

Comme il n'est financé par aucune télévision (donnant au réalisateur une entière liberté), le film bénéficie d'une petite diffusion. Une cinquantaine de copies, m'a confié le distributeur.
Laissez-vous donc surprendre par Le Plaisir de Chanter.

Sortie en salles le 26 novembre.

4 commentaires:

papiluc a dit…

je veux être le 20000ème

ohlebeaujour a dit…

bonjour Papiluc :o)
le cap des 20 000 visites est passé! champagne!

je ne suis pas assez geek pour savoir exactement qui quoi comment

j'ai accès aux adresses IP, mais pas toutes car certains (à juste titre) masquent la leur

mais si tu passes par Albi, je t'offre un verre :o)

Petit Bonbon a dit…

huum, tu m'as donné envie d'aller le voir...

Bizz,
P B

Anonyme a dit…

j'ai apprécié ce film, qui bouleverse joyeusement tous les codes du film d'espionnage. Les acteurs n'ont visiblement aucun problème avec la nudité, ce qui crée une ambiance très sympa. Sauf, hélas, Lorant Deutsch qui a refusé de se déshabiller et fout l'ambiance par terre.