29.7.06

j'échafaude, tu échafaudes, il échafaude, nous échafaudons...



Voilà un mois que j’ai pris mes quartiers d’été dans le Tarn, à Albi plus exactement.
Traduction le jour… et le soir, avec mes amies Ni & Ma, nous prenons l’air près d’une fontaine dans le Patus Cremat, ou une dose de spectacle avec l’excellent Philippe Avron, de concert revigorant avec Juliette et les Wriggles.
Autour d’une coupe de champagne pour fêter la fin d’une traduction – seuls les intimes sauront car je signe sous un pseudo – nous échafaudons nos prochains spectacles.

Tiens, se dit-elle, est-ce le Laurent de ma classe de CE1 ?


Aux détracteurs du Net, je dis m….
Mon panier à histoires est rempli d’incroyables histoires, dont certaines me lient à Melbourne, Londres, la région Gruyère en Suisse, Liverpool, Chicago … pour la liste internationale.

Entre l’école primaire de ce petit village sis au bord de la Dordogne (lire plus bas), et le 15ème arrondissement de Paris, il n’y a qu’un pas que j’ai franchi.
Delphine promène ses petits dans son quartier du 15ème, passe régulièrement devant l’Aire Falguière, y voit une affiche et mon nom. Tiens, se dit-elle, est-ce le Laurent de ma classe de CE1 ?
Elle a vite la réponse car elle cherche sur le net, trouve ce blog et m’y envoie un mail.
Elle vient voir ELOGE GU HOMARD et je retrouve ma camarade de classe, adulte et maman de deux bouts de chou.

5.5.06

j'attire les cinglés!




Jeudi soir, nous avions la joie et l'honneur d'accueillir parmi nos spectateurs René de Obaldia.
Pas plus tard qu'en décembre dernier, lorsqu'il a lu son discours sur la vertu à l'Académie française, il faisait référence à Vialatte. L'un nourrissait pour l'autre une admiration béate, et inversement.
Après le spectacle, nous échangeons quelques paroles.
"Vous m'aviez caché vos talents de mime" dit-il.
"J'en suis le premier surpris."

Puis il nous raconte son émerveillement d'enfant lorsqu'il allait au cirque et qu'on annonçait la femme canon ou l'homme le plus fort du monde... évoqué par Vialatte dans la chronique "Problèmes du coeur".
Je confie à Obaldia deux chroniques que je lui avais gardées au chaud, en attendant sa venue... deux chroniques du cher Vialatte qui évoquent notre cher Obaldia, en des termes élogieux et animaliers...

Obaldia me racontait une drôle de rencontre:
un passant l'arrête dans la rue, le prend pour Tardieu, Obaldia ne dit mot, et chacun va son chemin. Obaldia narre l'événement à Tardieu. Tous deux se marrent.

Une dernière:
un passant, un autre, vient à lui, lui pose la patte sur l'épaule et lui récite "Le Plus beau Vers de la Langue française" extrait d'un poème d'Obaldia:
"Le geai gélatineux geignait dans le jasmin".
Puis s'en va, sans cérémonie.
Obaldia me dit:
"j'attire les cinglés!"

à lire LES INNOCENTINES recueil de poèmes gouleyants pour enfants et quelques adultes!

9.4.06

Petit exercice égo-centré dominical


Petit exercice égo-centré dominical (dominicole... jeux de mots à deux balles pour mon amie Nicole... nickel chrome, nicole crème)

Message d'une copine avec qui je jouais au docteur et à la marchande à huit ans:

Ce week end,
En allant à la poste de Prigonrieux pour retirer des sous, je suis tombée nez à nez avec .... TOI !
Tu es en poster dans la poste de Prigonrieux !!!!!!
et la jeune fille qui est au guichet, qui a notre âge mais dont je ne connais pas le nom m'a dit que j'étais une des rares personnes à t'avoir reconnu !!!
Je trouve ca excellent, te retrouver en poster dans la poste de ton enfance !!!
merci pour la surprise !
c'est vraiment trop chouette !!
bises et à bientot
Sand


Du coup, m'est tombé dessus un drôle de quart d'heure nostalgique. Imaginer la poste où j'ai régulièrement été faire tamponner mon livret A... me ramène à quelques décennies, à ce village (tout près de Bergerac) et mes nombreuses ballades au bord de la Dordogne, aux baignades, aux soupes d'orties faites par ma maman, aux dégringolades dans les champs, les bois, aux bonbecs piqués chez le buraliste, aux folles virées nocturnes avec Babby et les autres, aux allées et venues à la ferme du bout de la rue pour chercher le lait frais, aux poussins au chaud sous la couveuse, à ma première expérience scénique dans Monsieur de Pourceaugnac de Molière.

Hep! Au boulot!
La chatte bâille.
Combien de fois lui ai-je demandé: tu ne veux pas travailler à ma place?
Pas de réponse.