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10.2.09

Hola, ¿que tal?

A peine revenus de Barcelone, on a qu'une envie, y retourner!

Promis, dès que j'ai une minute, je vous concocte un petit reportage photo de derrière les fagots de l'escapade catalane de Nini*, Kris & Lolo ! Non, non, Pétunia n'était pas de la fête, au grand dam de sa mère*, d'ailleurs, qui a noyé son chagrin "en las copas de vino blanco."
Et pour être tout à fait honnête, nous l'avons accompagnée.

31.1.09

danse avec le vent


[ ... et là je pense à un Pierrot enlaçant un arbre un jour de tempête. La lune, un peu rêveuse]
[commentaire et cliché de Sam alias Philippe Brémaud et Hubert "da Picole's friend"]

22.1.09

L'alpenage de Knobst


Si vous êtes parisien (occasionnel ou résidant), ou francilien, allez voir l’Alpenage de Knobst au Théâtre 14 – Jean-Marie Serrault

Deux amis blogueurs ont figuré parmi les premiers spectateurs. Je vous invite à lire leurs "comptes rendus" mais vous invite à ne pas tout lire, si vous souhaitez faire l’expérience qui les a troublés.

Il y eut Oh ! accompagné de Bougrenette (un joli collage de photos "chez elle", un extrait de Britannicus et une histoire de femme au volant)

photo publiée ici avec l'aimable autorisation de Bougrenette (tu veux bien, ma p'tite Val?)

Un extrait d’Oh ! « Au plus fort des engueulades, (avant le spectacle) un morceau du mur s'est détaché pour tomber dans la salle, puis un morceau du balcon. Là, plus personne n'était vraiment rassuré. On ne comprenait pas, d'ailleurs, que le spectacle ne commence pas encore. Je ne sais plus bien qui est sorti pour essayer de comprendre ce qui se passait. En tout cas, il revint blême, en expliquant que les portes du théâtre avaient été fermées, et qu'il n'y avait personne. Et là, l'ouvreuse s'est mise à frémir et à sangloter. (…) Tout le monde lui est tombé dessus, à cette pauvre fille, le ton est monté d'un cran, et le balcon s'est effondré. »

« Le texte de la pièce est assez drôle, la distribution est brillante, la mise en scène est vive, pleine de trouvailles, appuyée par un décor ingénieux. On a passé une bonne soirée. »

Mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20h 30
Jeudi à 19 h
Matinée samedi à 16h
Relâche dimanche et lundi; jusqu'au 7 mars.
Renseignements et réservations
au théâtre ou par téléphone au 01 45 45 49 77
Texte de Jean-Loup Horwitz, mise en scène de Xavier Lemaire, avec Katia Tchenko, Laurence Breheret, Letti Laubiès, Benjamen Brénière, jacques Brunet, Xavier Lemaire et Guy Moign.

7.1.09

Manon


Voici la belle Manon, étudiante en sociologie, que j'évoquais dans le billet précédent.

6.1.09

trombinoscope Edvige @ Albi


La soirée dénonciation a commencé ici. (cliquez ici si vous n'avez pas déjà lu la "genèse").

puis elle a continué à la salle Pascal Ambic (Université Champollion d'Albi)

Benoît, chargé à la communication de l'Université Champollion

Au final, le concept a séduit beaucoup de gens, hélas, une minorité a joué le jeu: dire que l'on est accro au café ou que l'on n'aime pas les épinards est une maigre confession. Je tiens néanmoins à saluer le courage de Manon et celui de Nicole qui se sont véritablement livrées, avec les risques que cela comporte (le regard des autres ont sans doute changé depuis leur "dénonciation").

1.1.09

Des images se racontent...


Je vous conseille vivement une visite à la Médiathèque de Saint-Juéry afin d'y découvrir une exposition de photos sublimes glanées lors des 1000 jours et 1001 nuits où Philippe Dulauroy et Claude Mamier ont parcouru le monde. Philippe y a promené ses mirettes pour photographier gens et paysages. Claudio ses esgourdes pour récolter des contes.

L'exposition aura lieu du 2 au 31 janvier 2009 à la Médiathèque municipale - Parc François Mitterrand 81160 Saint-Juery

Joignez-vous à nous le vendredi 9 janvier à 18h30* pour le vernissage. Claudio dit le Vagabond contera « d'ici et d'ailleurs
», ensuite de quoi vous sera offert un apéritif dînatoire. A 20h30, Claudio et Philippe vous feront le récit de leur voyage.

photo Philippe Dulauroy ©
* réservation conseillée : Tel. 05 63 45 93 44 courriel : mediatheque@ville-saint-juery.fr

Si vous n'êtes pas tarnais ou midi-pyrénéen et/ou que vous avez un excellent alibi pour ne pas être des nôtres, découvrez contes, photos et carnets de routes sur le site des
« raconteurs d'histoires » : http://www.1000jours1001nuits.net/
et puis le blog de Philippe Dulauroy alias Dul : http://dul.amsud.net/

9.12.08

poète mécontent et oisif...


Luc s'est dénoncé sur une photo d'Ariane Ruebrecht ©
pour la petite histoire de la soirée dénonciation, cliquez ici

Martin se dénonce sous l'œil scrutateur de Luc

une galerie d'étudiants prompts à se dénoncer

à suivre...


6.12.08

le diable par la queue


je me suis "dénoncé" sur une photo d'Ariane Ruebrecht ©
pour la petite histoire de la soirée dénonciation, cliquez ici

Un commentaire récent posté sur un ancien billet « le larbin des tournages » m'a donné l'idée de vous raconter comment, lorsque je tirais le diable par la queue, je me suis retrouvé chez certaines personnes à faire le ménage nu sous mon tablier. Non, je plaisante ! Ah, le fantasme de la soubrette nue sous son tablier a encore de beaux jours devant lui... car on m'a effectivement demandé de drôles de choses quand je passais des entretiens d'embauche pour le poste très convoité de "technicien de surfaces".
J'ai passé une annonce dans un magazine gay donc, forcément, ça limitait le champ des employeurs à une certaine catégorie. J'avais publié mon numéro de téléphone. Je ne vous raconte pas le nombre de coups de fil licencieux. - Est-ce que vous travaillez dans la tenue d'Adam? - Les 10€ de l'heure comprennent-ils la fellation ou pas? Et j'en passe des vertes et des pas mûres.
N'empêche que du côté du métro Pasteur, à Paris, après trois heures de dur labeur, j'avais droit à un massage sublimissime. Bon, bien sûr, il fallait, pour que le massé soit mieux massé qu'il se déshabille. Jusque-là, rien d'anormal. En revanche, ce qui n'est pas très orthodoxe, c'est quand le masseur ôte lui aussi ses vêtements. Puisque nous en sommes aux aveux (cf. la photo ci-dessus), je dois être honnête et vous dire que je n'ai pas longtemps fait le ménage chez cet honorable client. Il ne m'a pas donné mon congé, c'est moi qui ai préféré prendre la poudre d'escampette.

p.s. si vous avez besoin d'un bon repasseur, cliquez ici

27.11.08

rendez-vous


photo d'Ariane Ruebrecht / créa de Milypops

Le Café littéraire d'Albi au Pré en Bulle est heureux de vous accueillir à la Ste Alice, le 16 décembre 2008, à partir de 20heures au Pré en Bulle, 9 lices Jean Moulin, 81000 Albi (tél. 05 63 36 90 17). Pour accéder au blog du Café littéraire d'Albi, cliquez ici ou sur la photo.
Nous profiterons de cette première pour lancer l'expo-photos d'Ariane Ruebrecht.

nota bene : le Café littéraire aura lieu tous les 3èmes mardis du mois.

26.11.08

Steve, pas Stiiiiiiiiiiiiive


Steve : « J'ai l'air d'un ours, j'adore porter des jupes, et alors ? »

Au commencement était Ariane, ou plutôt Steve, que j'ai rencontré plus tard. Lors d'un concert, Ariane m'a photographié. Un soir passablement arrosé au bergerac, dans le cadre douillet du Pré en Bulle [Axelle et Fabien nous embrassent comme du bon pain, et on adore ça], Steve nous raconte comment lui est venue l'idée d'organiser une soirée dénonciation. Pour alimenter la soirée, Ariane s'est munie de son appareil photographique et a parcouru le campus d'Albi et la ville et les bas-fonds aussi.
Voici le pitch par Steve [prononcez-le à la nordique, si vous susurrez stiiiiiiiiive, il vous mord. Et ne venez pas vous plaindre, je vous aurai prévenus] :


« L'idée de la soirée dénonciation c'est de prendre Edvige au pied de la lettre pour lui mettre un pied au cul. Si la moindre déviance peut nous amener à être fiché, on le sera tous tôt ou tard, car qui peut vraiment se revendiquer comme "normal" ? Prenons les devants, dénonçons-nous, et assumons clairement nos différences pour en faire une force. Il s'agit pour nous de montrer que cette tentative de fichage qui conduit nécessairement à rendre les gens soupçonneux, suspicieux, voire dénonciateur, peut être utilisée pour au contraire se réunir et se reconnaitre comme participants tous d'un même mouvement d'ouverture d'esprit et d'émancipation. »

Manon se dénoncera demain

Jeudi soir, le 27 Brumaire de l'an I après Nicolas 1er, à l'Université Champollion d'Albi, auditorium 1 de la Maison du Multimédia ; Ariane R, la photographe, sera là. L'illustre Jérôme C devrait être là, because c'est l'ordonnateur. Steve J sera des vôtres. Magalie B, Michelle C, Claudio le V, Nicole H et moi D, aussi. Pétunia H aussi. [euh, réflexion faite, peut-être pas... vous louperez son beau manteau et sa belle barrette, tant pis]. Que du beau monde, quoi! Tous les photographiés seront affichés et pourront passer aux aveux, signaler leurs déviances, voire pire: leur normalité.
En outre, pour celles et ceux qui n'auraient pas été photographiés, une installation permettra à Ariane de dresser votre portrait et de l'imprimer.
Vous pourrez signer vos portraits avant, entre et après la diffusion de deux films. A 18h : Paroles de Paysans(1) d'Idriss Diabaté (Mali, 2006), documentaire sur les OGM en Afrique; à 20h : Bienvenue à Gattaca, d'Andrew Niccol (USA, 1997) en VOSTF, une fiction de science-fiction dans le cadre de la Semaine de la Science.


Ariane se dénoncera demain

Il se dénoncera demain

Jikabo se dénoncera demain

(1) Réalisé par un des meilleurs documentaristes africains, l'Ivoirien Idriss DIABATE Paroles de Paysans a été tourné en janvier 2006, au moment où la Recherche publique malienne s'apprêtait à expérimenter du coton Bt (OGM) sur son territoire. A cette occasion, un jury citoyen d'interpellation démocratique a été mis en place par l'Assemblée régionale de Sikasso (Mali), constitué d'experts et de paysans. L'objectif de ce forum citoyen était de permettre à tous les acteurs de bien cerner les enjeux relatifs à l'usage des OGM. Un précieux moment de démocratie participative fixé par Idriss DIABATE. Qui rend la parole aux paysans d'Afrique de l'Ouest sur un sujet crucial pour leur souveraineté alimentaire.

28.10.08

pour l'ami mimi


pour Mimi Reverdy d'Albi ~ pensées affectueuses

26.9.08

NPAI

la personne n'habite plus à l'adresse indiquée (NPAI)

Celui ou celle qui trouve l'adresse gagne une bouteille de champagne (et du bon!) : 
envoyez vos réponses là
Ne peuvent cependant pas participer au jeu les personnes habitant près de la boîte à lettres.

J'offre un verre à celles et ceux qui donnent leur langue au chat (à Toulouse, Albi ou Paris, Bordeaux ou Bergerac lors d'un de mes passages). Pour "mes" lecteurs de Cayenne, Montréal, Buenos Aires, Kuala Lumpur (Weng Hon), Varsovie (Wojtek), ou du bout du monde, j'accepte les billets d'avion. Une petite précision s'impose : nous voyageons à 4 (Mado, Nini, Pétunia et moi). Nous ne prenons pas beaucoup de place, sommes bien élevés (sauf moi quand je lèche mon couteau ou que je mastique bruyamment ou que je coupe la parole pour parler de mon blog – ça relèverait de l'obsession... dans ces cas-là, il faut m'assommer un bon coup et je redeviens à peu près fréquentable) Mado, Nini, Pétunia et moi savons embrasser, faire la vaisselle, nous promener, aboyer et nous tenir sur nos deux pattes arrière.

12.9.08

alluvions



La terre a couché
deux larmes brunes
sur le Tarn

8.9.08

Mademoiselle Pétunia



Elle a eu quatre mois le 26 août. Elle aime arracher les plantes fleuries de Mado et se battre férocement contre les racines pleines de terre ou un ennemi invisible. Elle adore jouer à cache-cache, à chat perché. Quand elle veut que je lui coure après, elle chope un chausson aussi grand qu’elle, le mien, elle glisse sous le lit, passe de l’autre côté et m’attend. Ça peut durer des heures. Bientôt, il lui faudra un coffre à jouets. Des gens se décarcassent pour fabriquer des jouets beaux et utiles (voire ridicules). Des jouets qui coûtent la peau des fesses. Eh bien, non, Pétunia préfère le bout de bois attrapé au fond de la cour, les bouchons en plastique et la merdouille qui couine achetée à 1€ chez Casino parce qu’au commencement nous n’avions pas de babioles.
Quand la kiné vient le mercredi à 8h, Mado range le salon, un véritable champ de bataille où jouets, bidules et peluches soufflent cinq minutes. Panard n’a plus de nez, la grosse vache n’a plus d’yeux. Seule Dépression a échappé au carnage, hélas.
Pétunia, 1.4kg de tendresse et de léchouilles.

Mise à jour du 11/09 : Dépression est borgne. On avance.

4.9.08

les peluches de Nicole



On s’amuse comme on peut. Un soir que je vais me coucher avant Nini et Mado (je suis un couche-tôt notoire), je commets mon ânerie n°222 : le poupon en celluloïd chausse les lunettes de Nicole. Je me dis qu’elle finira bien par les trouver. C’est tellement voyant. Diablotin vaguement rassuré, je plonge dans un sommeil peuplé de rêves bizarres. Le lendemain matin, Nicole me raconte. Elle n’a pas osé me réveiller mais elle m’a maudit. Une demi-heure à les chercher ses lunettes. Une demi-heure à grommeler. Où est-ce que je les ai fichues ? Quelle tête de linotte je fais ! Et lorsqu’elle les a trouvées sur le pif de son baigneur. Elle a éclaté de rire. L’absolution.

Je prémédite l’ânerie n°254 : lui cacher ses lunettes (je ne fais pas dans l’originalité), mais cette fois-ci, je vais lui laisser un indice, un énoooooorme indice. Je prends en photo les peluches sagement assises et complices. Au milieu du lit, la Vache porte les fameux carreaux, entre ses pattes, Panard, entre les pattes de Panard, Dépression – elle n’a pas choisi son prénom, la pauvre. J’imprime le cliché que j’accroche sur l’écran de son ordinateur, non… trop facile. Faut qu’elle cherche un peu quand même. Sur la tranche d’un gros dictionnaire. Et je file dormir, pas peu fier de mon méfait. La Vache s’est bien bidonnée de voir sa maîtresse fourrager dans son sac à main, dans les poches de son manteau et dans le fourbi de son bureau.

30.8.08

« Maman, c’est la reine de la ratatouille ! »



Nicole à propos de Mado : « Maman, c’est la reine de la ratatouille ! »

Le samedi matin, Mado se rend au marché place Fernand Pelloutier, avec son caddie qui couine, sa canne et la clé de la maison dans son soutien-gorge – ben oui, me dit-elle, où veux-tu que je la mette ? Je n’ai pas de poches.
Elle fait le plein pour la semaine, va chez le boucher-charcutier puis à la superette de la place du Maquis. Et si elle n’a pas trop mal au genou, elle fait un crochet par la boulangerie.

Soudain je songe au triste incident survenu en décembre 2007 (lire ici pour « Mado se fait rembarrer par les flics » et puis là quand deux flics sonnent à sa porte) puis à d’autres et cetera. Toute sa vie, elle a tiré le diable par la queue. Et malgré cela, elle s’échine à rire et quand elle ne peut pas rire parce qu’elle souffre, elle sourit, ou si elle pleure, c’est parce qu’elle n’en peut plus de cacher son chagrin. La joie de vivre et l’amour les ont empêchées, elle et sa fille, de sombrer dans des gouffres dont on ne se sort pas indemnes.

Mado nous chouchoute. Midi et soir, Nicole et moi savourons des plats soigneusement cuisinés. Quand la fatigue a raison d’elle, elle s’excuse de nous servir des rogatons, qu’elle accommode pour faire comme si ça n’était pas des restes. Et quand débarquent les amis, c’est fête. Mado met les petits plats dans les grands. Toute sa vie, elle a privilégié le bien-être de l’autre au sien. Elle n’est d’ailleurs pas prête de s’arrêter.

Depuis la fenêtre de ma chambre-bureau, j’entends couiner le caddie de Mado. J’ai le temps de bondir hors du lit, de descendre l’escalier, d’ouvrir la porte d’entrée tandis qu’elle cherche la clé lovée dans sa généreuse poitrine, pour hisser le caddie lourd comme un âne mort en haut des quatre marches du perron. Une fois le caddie vidé, elle s’en va faire d’autres emplettes.

Avant l’heure du déjeuner, je l’interroge sur sa ratatouille : « Moi, je commence par les courgettes mais on n’est pas obligé. Je coupe les légumes en petits morceaux, je pèle les tomates. » Quels légumes utilise-t-elle ? Des courgettes, des poivrons, des oignons, des tomates, des aubergines. « Je fais revenir à part chaque produit. Une fois que les légumes sont revenus, je mélange tout ensemble. C’est un truc à moi. La ratatouille, je la fais comme ça. J’y fais cuire de la saucisse sèche mais c’est pas obligé. »
Mine de rien, elle y a passé deux heures, sans compter la cuisson. Inutile de vous dire qu’on s’est léché les babines.

Mado & Raymond entourés de Thiam & Bathily, vue prise le 26 août 1959
Deux locataire de la Maison des Jeunes d'Albi où travaillaient Mado et Raymond. Un soir que Thiam et Bathily étaient patraques, Mado leur a apporté une tisane, infusée avec amour. Ils étaient tout émus. Eux aussi l'appelaient Mama.

27.8.08

le mariage d'Elia


le 27 août 1932
Il y a 74 ans, jour pour jour, on célébrait à Boisse le mariage de la tante Elia.
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Je vous présente une partie de ma famille. Elia est la sœur de Marcelle, la grand-mère que j’ai à peine connue. Catherine Marcelle Bonmarty a épousé Jean Damon Delpit et élevé 5 enfants : Gervais l’aîné (qui figure sur la photo), Thérèse (idem) qui a engendré 10 enfants – dix cousins et cousines qui vivent en Lorraine, j’ai dû en rencontrer deux ou trois, tous les 36 du mois – Etienne, Jacques et mon père Michel, le benjamin. Beaucoup d’inconnus, hélas, sur ce cliché. J’ai repéré mes arrière-grands-parents : Marcel et Euphrasie, ainsi que Jean, mon arrière-arrière-grand-père.
Si je connais les noms, professions (mes grands-parents paternels et maternels étaient cultivateurs ou pour employer un terme de l’époque, métayers) et dates de naissance de certains de mes aïeux, c’est grâce à la perspicacité d’un de mes cousins de Metz. Dans ma famille, en général, on se moque éperdument de son passé, on se fiche de ses racines. Des racines profondes, j’entends. Les morts sont morts, enterrés et oubliés à jamais. La mémoire n’a d’importance que si elle concerne Soi, ou presque Soi. Pas trop loin, quoi. Il ne faudrait pas s’y perdre.

21.8.08

Pissenlit, lacets, ongles et plumes de pigeon


Les boutiques ont baissé leurs rideaux métalliques. Les piétons se font rares. Je m’assieds sur les marches du Parvis Saint-Salvy. Je dénoue mon baluchon et y plonge mon impatience. J’ai toujours sur moi un carnet et un bic, un appel en attente, une carte en souffrance. Tiens ! Un coupe-ongles !? Je me coupe les ongles. J’écris ce billet sous les battements d’ailes des pigeons logeant en l’église Saint-Salvy. Les cloches sonnent le quart d’heure. Des passants parlent une autre langue. Une quarantaine de fenêtres me couvent du regard. Non… Vingt-deux d’entre elles sont closes. Pile en face, on tire un rideau, on m’observe en feignant de regarder ailleurs. Une adolescente qui s’ennuie un samedi soir chez ses parents. Je m’abîme dans la contemplation du plafond nuageux. Entre gris clair et gris foncé, le ciel hésite. Une fillette en robe à fleurs court après ses parents qui marchent main dans la main. Elle agite gaiement son sac bariolé, et je me demande :
Que renferme le baluchon de la fillette ?

10.8.08

Après la St. Amour

- Après la St. Amour, c’est la St. ???

- Laurent ?

- Parfaitement, bonne fête Lolo (effusions)

- Oooooooooh, comme c’est gentil d’y avoir pensé (yeux embués de larmes)

- De rien. Tiens, un cadeau…

[le lecteur se dit : il est complètement frappé ce type ! Et il a raison de penser ça. C’est peut-être parce que j’ai abusé du punch hier soir… (du coq à l’âne : en faisant pipi, au diable vauvert, j’ai vu une étoile filante, c’était magique) …alors évidemment, après avoir abusé de l’alcool, j’ai mal aux cheveux]

- Rôôôô non, fallait pas ! C’est quoi ?

- Une photo, une fraise du jardin de tes parents !

- Merciiiiiiiiiii… euh… tu crois que les gens vont continuer de venir sur ce blog si j’écris des âneries pareilles ?

- Ça ! Rien n’est moins sûr ! Mais dans la vie, mon grand, faut prendre des risques.

30.7.08

« Ranger » les poules…


Les poules et les coqs sont réveillés bien avant moi ; ils attendent que je leur ouvre la porte. Les « poussins ados » sont 10 ; tous les jours, je les compte, car ils se font la malle. Ils doivent avoir trois mois. Au fond du poulailler, une poule, un coq et leurs trois nourrissons sont à l’écart. Ils sont peinards. Mon père leur a bâti leur propre cabane en bois. Ca en fait du monde à nourrir, abreuver, « ouvrir » et « fermer » matin et soir. Et les œufs à cueillir, tout chauds quand je les vole à leurs mères. Une poule rechigne à se séparer de ses futurs rejetons. Bon prince, je lui laisse son œuf de tourterelle qu’elle s’échine à couver.