13.11.07

je lis Vialatte


A l’occasion de la manifestation « Lire en Fête », j’ai participé à une lecture de chroniques d’Alexandre Vialatte, extraites du spectacle mis en scène par Nicole Hibert. Cette lecture arrosée ensuite de quelques jus de fruits et agrémentée d’une discussion avec les spectateurs avait lieu à la Médiathèque de Prigonrieux, près de Bergerac.

Dans ma présentation, j’ai lu aux spectateurs le texto que m’avait envoyé Nicole : « Goûte l'ironie de Vialatte, salue le monde pour moi et laisse pisser le reste. »

Le texto… ou SMS... un "progrès" que n'aurait pas manqué d'évoquer Vialatte.

Autre progrès : la mise en ligne sur Internet d’extraits vidéo. Si tu as sept minutes pour écouter et voir le passage où un escargot demande une petite fille en mariage, regarde et sois indulgent. J’ai "savonné", autrement dit j’ai bafouillé. Pardon Vialatte. En revanche, bravo à Elisabeth Boinon et Fabien Dutour qui nous ont donné un aperçu de leur talent, leur générosité, leur enthousiasme. Une seule répétition et le texte en mains quelques heures avant la lecture. La participation d'Elisabeth me tenait particulièrement à cœur car c'est elle qui m'a donné mon premier rôle au théâtre il y a … vingt ans.

P.S. Je t’expliquerai la signification du « laisse pisser le reste » dans un prochain article.

je repasse



Je repasse en regardant distraitement la télé. Je me souviens du temps où j’ai usé la planche des autres. Du temps où je tirais le diable par la queue, j’ai publié une annonce dans Têtu et j’ai rencontré Patrick. Cher lecteur, je suis navré de décevoir ton esprit grivois mais il ne s’est rien passé entre mon employeur et moi. Je n’étais pas nu sous mon petit tablier de soubrette, je portais le jean du travailleur. J’ai repassé ses chemises, ses draps, j’ai briqué son appartement, j’ai astiqué son parquet, passé l’aspirateur, nettoyé les plinthes, les tapis, épousseté les étagères. J’arrondissais mes fins de mois. Je n’étais pas encore traducteur littéraire, j’étais comédien et metteur en scène à mes heures "perdues".

Patrick avait un chauffeur. J’étais son homme de ménage.

L’homme de ménage a organisé une soirée dans un théâtre parisien, en présence d’un auteur prestigieux et d’une centaine d’autres spectateurs. Il a invité son employeur.

"Vois-tu, ai-je dit à son ami, j'ai repassé la chemise qu'il porte ce soir. Tu remarqueras qu'il n'y a pas un faux pli. "

illustration: fer à charbon ouvert, photo de Vincent de Groot

2.11.07

à tous ceux qui nous serinent ces poncifs


Il faut garder le moral.
Essayer d’être optimiste, relativiser.
Demain est un autre jour.
Après la pluie, le beau temps, etc.
A tous ceux qui, sans doute pleins de bonnes intentions, nous serinent ces poncifs, je réponds : « On ne va quand même pas sauter de joie et faire comme si tout allait bien ! »
Mado souffre. Elle ne va pas taire sa douleur pour leur faire plaisir, non mais des fois ! D’autant qu’elle n’est pas douillette. Ca fait cinq mois qu’elle souffre et ne sait plus où se mettre.
Et voilà qu’un chirurgien lui sort les mêmes insanités : « vous savez, la douleur, c’est subjectif. » J’aimerais bien qu’elle lui balance sa canne par la figure et lui rétorque : « la douleur, c’est subjectif. »
Certes, il n’a pas tort, mais il est maladroit, extrêmement maladroit, et de plus incompétent quand on se rend compte qu’il ne voit pas que depuis deux jours il manque un anti-inflammatoire dans le pilulier de sa patiente (ou plutôt la patiente de son confrère).

Les ascenseurs peinent à atteindre le deuxième étage de la clinique. Régulièrement les gens lanternent. Sans voir le bout d’un ascenseur.
Les deux ascenseurs sont au rez-de-chaussée, les portes grandes ouvertes. Ils attendent des visiteurs qui ne viennent pas. Le hall est désert.
On n’est plus à un dysfonctionnement près…

Quand tu vois la lumière dans le tunnel, tu nous préviens d’accord ?

26.10.07

« Tu vas garder le parking de mamie. »


Nous prenons avec nous le petit chien fou jusqu’à la clinique Toulouse-Lautrec où Mado s’est récemment fait opérer. Arthur aime la voiture et y rester plutôt qu’être seul à la maison. Il ne supporte pas quand on part, quand n’importe qui part. C’est un chien de la SPA.

Je lui annonce : « Tu vas garder le parking de mamie. » Il est content.

Voilà des semaines que la machine à café est en panne. Grand Prix de l’Indifférence à Sodexho (société qui s’occupe des machines, du ménage, de la télé, de la réception, des repas, etc.) Un seul distributeur pour une des plus importantes cliniques de la région. Aucune boisson pour les malades quand ils vont un peu mieux, aucun remontant pour les proches qui viennent aux heures des visites, ni thé, ni café, ni potage. Rien. La cantine… pardon, la cafétéria n’ouvre pas avant midi et ferme à 14 heures. A l’hôpital d’Albi, en revanche, il y a un coin bar avec du vrai café, une vraie serveuse et même des magazines, ici : rien. Ah si, le quotidien La Dépêche du Midi en vente à l’accueil. C’est tout.

Une dame sur ses béquilles parle à des voisines d’étage :
- Ces dames font le boulevard ?
- Oh, il n’y a pas beaucoup de boutiques.

Après une nuit blanche, Mado pique enfin du nez… quand les aides-soignantes passent bruyamment avec leur chariot, claquent les portes, jacassent, et réveillent celles et ceux qui ont le malheur de faire la sieste. Savent-elles qu’on entend tout – leurs potins et leurs réflexions désobligeantes sur telle ou telle « chambre » ?

Sodexho suite... Sodexho est soi-disant "le spécialiste des services pour améliorer la qualité de vie au quotidien de tous ceux qui vivent en collectivité..." dixit leur site. Je m'étais déjà interrogé sur l'orthographe correct du mot "ascenseur". Sodexho aussi s'interroge, car à tous les étages, il y a au moins un panneau où ascenseur s'écrit avec un C. (sic)

Lu aujourd'hui sur le joli présentoir à l'entrée de la cantine: "L'équipe du restaurant sont heureux de vous accueillir." Apparemment, chez Sodexho, on gagne de l'argent mais on écrit avec ses pieds. Moi qui croyais qu'on pouvait être lettré et gagner de l'argent...

22.10.07

Raphaëlle


Raphaëlle (fille d'Elisabeth, amie prigontine) - Quand est-ce que tu la rends, ta voiture de collection?
Moi - De location. Demain.
Raphaëlle - Pourquoi tu n'en achètes pas une?
Moi - Parce que je n'ai pas l'argent.

13.10.07

deux affreux jojos


Quand j’ai vu ces deux affreux jojos en vitrine, je me suis dit : tiens, c’est Nicole et moi. Oui. Souvent, on rouspète, on roumège contre les cons et les gros dégueulasses. On râle surtout quand on est dans la merde, comme en ce moment. Tu te souviens des deux vieux schnocks assis au balcon dans le Muppet Show ? Eh bien, c’est nous.

Comme l’écrivait Alexandre Vialatte : « la conscience ne sert à rien. »

On abandonne le chien, le chat, le nourrisson ou la mamie, tout le monde s’en fout (ou feint de s’indigner mais n’agit pas). La mamie "oubliée" par ses enfants sur une aire d’autoroute, Nicole l’a vu de ses yeux vu. En revanche, les enfants n’avaient pas oublié le sac à main, histoire qu’on ne sache pas à qui appartenait la mamie. Et les gendarmes de lui dire : Vous savez, ça arrive tous les jours.

D’où la rouspétance.

En ce moment et depuis quelques longs mois, la maladie, la mort rodent autour de nous, rongent nos proches. Nous essayons de faire face.

On accompagne le malade, on le béquille, on lui rend visite aussi souvent que possible, on lui adoucit son quotidien. On accompagne le mourant, on lui masse délicatement les membres, on se tait, on est là, jusqu’à l’au-revoir. Et après on pleure.

5.10.07

un haïku pour Catherine


Peut-être connaissiez-vous Catherine Plasait... si vous ne la connaissiez pas, vous l'auriez certainement aimée.


Mes larmes grésillent

en éteignant

les braises.


Bashô (1644-1694), Japon

16.9.07

bière ou ne pas bière


two beers or not two beers…


Two beers or not two beers…
Is that a question ? (en voilà une question !)

taxi !


Fin d’après-midi : après un copieux déjeuner au Chantefable (bonne adresse à 2 minutes de la place Gambetta… à Paris), il nous vient une flemme majuscule. Nous nous traînons tels des escargots, que dis-je, des limaces (sans la bave, quoique…) jusqu’à la station de taxis la plus proche. Nous discutons avec notre chauffeur des possibilités qui s’offrent à nous. Nous aimerions qu’il nous dépose à Port-Royal ou Denfert-Rochereau au pied du RER B (les Halles et ses kilomètres de couloirs glauques, on ne le sent pas, vraiment pas) …et s’il pouvait nous porter avec ses petits bras et nous asseoir dans la rame, ce serait même magnifique. Nous lui expliquons notre dilemme : taxi ou pas taxi, en voilà une question ! Nous parlementons… voilà ce qu’il nous dit en substance : il est 19heures, nous sommes à Gambetta, « si nous n’arrivons pas à 19h40 à Orly Ouest, je vous offre la course, qu’en pensez-vous ? Mais je vous jure que vous ne louperez pas votre avion. » On accepte. Pendant le trajet, pas si encombré que ça finalement, il nous raconte une anecdote.

Un jour, un client lui pose la question suivante : « Vous connaissez toutes les rues de Paris ? – Non, pas toutes, mais presque toutes. » Il propose un pari à ce client méfiant: « Certaines rues me sont inconnues. Mais si je ne connais pas la rue où vous désirez que je vous conduise, je vous offre la course. Si en revanche, je la connais, le prix de la course est doublé. » Le client hésite et refuse le pari. Grand bien lui en a fait, car la rue minuscule en question, notre chauffeur la connaissait. Il prenait un risque, mais le client n’a pas relevé le défi. Il y a des chauffeurs de taxi sympas, et qui en ont…

Il n’a pas dépassé les limitations de vitesse, n’a pas grillé un feu, et nous sommes arrivés à bon port à 19h38. Chapeau !

En guise d'au revoir, il nous gratifie d'un large sourire et lance: « N'acceptez jamais un pari que vous propose un chauffeur de taxi! »

11.9.07

Fafa (1)



Fafa a de l'or dans les mains et dans le coeur et du soleil dans le regard.

- Dis-moi, Fafa, quand exposes-tu tes belles sculptures?
J'imagine la réponse, accompagnée d'un haussement d'épaules:
- Pfffff...


les canards n’en fichent pas une rame



vu au pied du palais de la Berbie/ Albi / Tarn

Jambes pendantes au-dessus des eaux calmes du Tarn, j’inspire, j’expire, je lézarde au soleil. A une dizaine de mètres en amont, un pêcheur mouline. Devant moi, sur un îlot de peupliers, les canards n’en fichent pas une rame. Troqueraient-ils ma place contre la leur ? L’eau doit être fraîche, mais on s’y fait. On se fait à tout.

A part ça, me diras-tu, cher lecteur, quelles nouvelles ?

Je peux d’ores et déjà t’inviter à voyager grâce aux contes que présentera le Vagabond, mardi 18 septembre, à 21 heures, à Albi, rue Sainte Cécile, à l’angle de la rue Saint Clair, si tu es albigeois, castrais, toulousain ou si tu vis entre l’Isle-sur-Tarn et Rabastens et si le temps est clément.

Si en revanche tu es prigontin, forcelais, bergeracois ou périgourdin, Nicole Hibert, Fabien Dutour et moi-même te proposons une lecture de chroniques d’Alexandre Vialatte à la médiathèque de Prigonrieux (24) le samedi 20 octobre. Non pas le soir car je ne voudrais pas te priver de la finale de la coupe du monde de rugby, mais dans l’après-midi. Ce moment vialattesque s’inscrit dans le cadre de la manifestation LIRE EN FETE.

Eh oui, tant de choses se passent hors de Paris. Pourtant Dieu sait si j'aime Paris...


24.8.07

les mains de mon père



Ces mains ont semé planté bêché cueilli pétri,

Elles ont ramassé des cèpes, les ont cuisinés,

Ces mains ont chassé pêché ramé écrit construit,

Elles ont aimé ses frères, sa sœur, ma mère,

Il s’en est fallu de peu pour qu’elles ne touchent plus,

et n’essuient plus de larmes.

J’ai effleuré ces mains sur un lit d’hôpital,

j'y ai puisé la force de continuer à vivre, aimer et rire.

12.8.07

Bashô


Au fond de la jarre
sous la lune d’été
une pieuvre rêve.

Bashô (1644-1694), Japon

11.8.07

la maison de l'amitié


Près de Cordes-sur-Ciel, la maison de l’amitié.

A Albi, j’ai l’insigne honneur d’avoir un bureau dans le cabinet du Dr. Reverdy. Ca l’fait, non ? Certains d’entre vous savent déjà que je suis traducteur littéraire, parfois comédien, parfois bloggeur, parfois metteur en scène, souvent chauffeur. Quand j’emmène Mado ou Nicole chez le Dr. Reverdy, j’emporte mon ordinateur portable, mon travail. Mimi m’épargne les conversations bruyantes et la marmaille de la salle d’attente.

A Albi, il y a la cathédrale Ste. Cécile, il y a le musée Toulouse-Lautrec, il y a le Dr. Reverdy.

Michel, c’est un fin gourmet dans la plus pure tradition des médecins gastronomes, amoureux des bonnes choses de la vie. Derrière son humour grinçant, ses petites lunettes rondes, sa blouse blanche, se cache un homme qui a une très haute idée de son métier, un profond respect pour ses patients pour qui il se couperait un bras s’il le fallait. Un ami d’une humilité rare.

au géant-casino


Au Géant Casino, on fait ses courses équipé d'une zapette (système scan-express). On lit les codes-barres des articles qu'on achète. Parfois avec difficulté car les codes-barres sont retors, eh oui, si c'était simple, ça se saurait. Quand on a terminé ses courses, on passe aux caisses sans caissières, on pose sa scannette dans le socle, et pof, c'est magique, apparaît le total en euros. On paye et l'on retourne chez soi. Bon, alors, à quoi ça sert tout ça? Toi, lecteur de ce blog et néanmoins client d'hypermarché, tu fais tes courses dans un Géant Casino, tu adoptes la scannette, tu participes à la gestion du personnel. Moins de caissières = moins de gaz à effet de serre, oops pardon je mélange... moins de personnel, moins de charges, plus de marge. Bientôt, tu viendras, selon tes compétences, conduire un quart d'heure la transpalette dans les réserves, ou bien tu mettras en rayon, ou bien tu passeras un coup de serpillère... Dieu Consommation te le rendra en points Casino... Mais que faire avec les points Casino? Quelques euros d'économies. Les applications du système service contre rétribution ouvrent des perspectives faramineuses. C'est le gagnant-gagnant de Ségolène. Exemple: si tu es retraité et que durant ta vie active tu étais boucher, tu pourras aider Géant Casino à licencier ses pauvres caissières toutes fourbues (et trop jeunes) en donnant une heure de ton temps au stand boucherie. Et tu gagneras des points Casino.

6.8.07

la tripade de Mado


Avant, tout le monde avait son pied d’oseille dans le jardin…

- On appelle ça la tripade, m’explique Mado.

- Pourquoi ?

- Euh… parce que ça ressemble un peu à… (elle fait la moue) …à quelque chose d’écrasé.

- En tout cas, c’est délicieux. Tu y as mis quoi ?

- De l’oseille…

- Tu la fais cuire comment ?

- On ébouillante d’abord les feuilles avant de les faire revenir à la poêle.

- Tu y mets quoi d’autre ?

- Des œufs durs en petits morceaux, de la saucisse… On peut ajouter du confit de canard, c’est

encore meilleur. (Dois-je préciser que Mado tuerait père et mère pour un bon confit de canard ?)

…de l’ail pour relever, du cumin. Du sel, du poivre, puis ça y est.


radio albigès


Mercredi dernier, nous improvisions notre passage sur Radio Albigès, invités par Michelle la rebelle, plus connue sous le petit nom de… (non, elle va me tuer si je vous le dévoile), par le Vagabond, MacIntosh et Sam’bot, dans l’émission fourre-tout, sérieuse et déconnante à la fois : « La Marmite infernale ».

Retour sur les ondes le 5 septembre, en direct, de 19heures à 20heures, sur le transistor (95,4fm & 104,2fm) ou sur la toile mondiale (www.radioalbiges.com)


p.s. le petit nom de Michelle, c’est Miquette, c’est mignon, non ?

tous dopés ?


- Pourquoi n’y a-t-il jamais de contrôle anti-dopage dans le football ou dans le tennis ?

- Parce qu'il y a trop d'argent en jeu.

28.7.07

elle connaît un ex-ministre


Un soir de juin, au théâtre Montparnasse, je laisse traîner une oreille...

Un vieux monsieur se vante auprès de sa femme (actrice célèbre) de connaître un ex-ministre.

Le mari – Je peux te présenter à Chevènement, si tu veux.

Sa femme – Pour quoi faire ?


Peut-être a-t-il choisi le mauvais métier


Vue, depuis le Pont Vieux - Albi (81000)

Albi, place du Vigan, nous voulons grignoter un bout. L’adresse incontournable, c’est le Ponthié. Vendredi soir, 21h15, il fait beau, il fait bon prendre l’air. Nous cherchons le calme, alors nous fuyons l’orchestre en terrasse du Ponthié.

En face, les tables de la Pizzéria du Vigan nous tendent les bras. Il est presque 21h30. Nicole me prévient : « Attention, c’est pas sûr qu’ils nous acceptent. » La patronne nous accueille timidement. « Je vais demander au chef… » Celui-ci s’avance pour nous jeter un regard torve. « C’est bon, vous êtes les derniers. » On hallucine. 21h30, terrasse agréable sur un cadre superbe. Le chef doit être fatigué. Ca se comprend. Peut-être a-t-il choisi le mauvais métier.

Tandis que nous sirotons notre quart de Gaillac, la serveuse range tables et chaises, sort les poubelles, puis s’en va. Il ne reste que deux tables. On se sent un peu seul. Les clients chiants, les deux vieux schnocks râleurs du Muppet Show, c’est nous.


Certains commerçants ont adopté l’adage : « Doucement le matin, pas trop vite le soir. »

La pizza est bonne. Le reste… on hallucine toujours. Ils éteignent les lumières de la salle, ferment les rideaux métalliques. Deux copains-voisins débarquent. La patronne leur sort table, chaises et demis de bière. Nous essayons désespérément d’attirer son attention. En vain. Elle dîne et papote avec ses amis. Il est 22h00. Vive la restauration ! Dans l’obscurité de la salle, je paye.
La patronne : « Vous pouvez rester, vous savez… On mange, mais on n’est pas pressé. » J’ai failli répondre : « Non, non, on ne voudrait surtout pas vous déranger. »

Après... ça râle, ça rouspète parce que les affaires ne marchent pas, parce que les concurrents piquent les clients et remplissent leurs tiroirs-caisses. Normal!

20.7.07

homme et chien font une sieste


Sur le cliché, Arthur et moi-même faisions une sieste. Il n'a pas oublié d'insérer le marque-pages dans l'excellent L'OBJET DU SCANDALE de Robertson Davies @Rivages.
La grisaille parisienne nous assomme, alors nous avons décidé de nous rapatrier sur Albi, dans la jolie maison de Nicole et Mado.
Attention! ce ne sont pas des vacances puisque j'emporte ma traduction, ordinateur portable et dictionnaires sous le bras.
Mais cela nous permettra de prendre l'air du sud-ouest.
Pas de Paris-plage (je fuis la foule adepte du bronzage), pas de vélib' (j'ai un vélo mais je me hisserai volontiers sur la désormais célèbre bicyclette gris souris), pas de séance musique-ciné à la Villette. Pendant quelques semaines, je n'entendrai plus brailler les gamins sous ma fenêtre.
Résolution estivale : visiter le musée Toulouse-Lautrec (après quelques séjours dans la bonne ville d'Albi, il serait presque temps d'aller admirer les toiles du maître!)
Si tu ne vois pas mes plantes sur mon rebord de fenêtre, c'est normal, Danielle les bichonne chez elle. Magnolia, oranger, buis, pommier d'amour, rosier etc. seront en pension de l'autre côté de la rue. Ce week-end, tu apercevras peut-être un passant poussant une brouette: c'est moi et ma verdure qui traversons le quartier.

14.7.07

Live a Life Worth Living!


I had promised you a few posts in english every now and then. I haven't been very talkative these days. A friend told me: you need to update your blog every day. I disagree. I write when there is something worthwhile sharing with you, and it doesn't happen every day. For my friends from here and across the oceans, here are my latest news:
My dad almost died. I've spent time with him and my mum, sister and nieces. His recovery is quite spectacular. Before I left him in hospital, i hold his hand and told him the few love words ever shared: "I'm proud of you!" and there were tears in his eyes, tears in mine too. In my family, people don't communicate. Sadly, that's how it is. They think they communicate, but they don't. They think they love, but they don't (or they do, but very clumsily).
You'll then understand why I wanted to share with you the following text by Michael Josephson.

Live a Life Worth Living!
Live a life that matters.
Ready or not, someday it will all come to an end. There will be no more sunrises, no minutes, hours or days.
All the things you collected, whether treasured or forgotten, will pass to someone else.
Your wealth, fame and temporal power will shrivel to
irrelevance.
It will not matter what you owned or what you were owed.
Your grudges, resentments, frustrations, mean spirit and
jealousies will finally disappear.
So, too, your hopes, ambitions, plans, and to-do lists will
expire. The wins and losses that once seemed so important will fade away.
It won`t matter where you came from, or on what side of the tracks you lived, at the end.
It won`t matter whether you were beautiful or brilliant. Even your gender and skin color will be irrelevant.

So what will matter? How will the value of your days be
measured?
What will matter is not what you bought, but what you built; not what you got, but what you gave.
What will matter is not your success, but your significance. What will matter is not what you learned, but what you taught. What will matter is not what you gave in to but what you stood up for.
What will matter is every act of integrity, compassion, courage, love or sacrifice that enriched, empowered or encouraged others to emulate your example.
What will matter is not your competence, but your character.

What will matter is not how many people you knew,
but how many will feel a lasting loss when you`re gone.
What will matter is not your memories, but the memories that live in those who loved you.
What will matter is how long you will be remembered, by whom and for what.

Living a life that matters doesn`t happen by accident.

It`s not a matter of circumstance, but of choice.

Choose to
live a life that matters.

13.7.07

papa



- Papa, je suis fier de toi.

29.6.07

une coccinelle dans le métro


J'ai rendez-vous en ville. La sacoche en cuir noir dans la main gauche, je longe une portion de voie ferrée, le raccourci qui m'évite de passer sous la bretelle grise et moche de l'A13. Je m'arrête en chemin et me félicite de la repousse du trèfle. Cher lecteur, je te dévoile mon secret. Il y a là, entre les orties, mon carré de verdure où j'ai cueilli au fil de l'an passé une dizaine de trèfles à quatre feuilles. Je n'en trouve plus. Je n'en ai plus car je les ai tous offerts. A mes amis. Alors, je bénéficierai de la chance par ricochet. Peut-être. J'en cherchais un pour mon père dont le sort est entre les mains de Dieu, comme on dit.
Dans le métro, je vois sortir de la sacoche en cuir une coccinelle marron tachetée de noir. J'ouvre des yeux comme des soucoupes. Elle a dû sauter dans mes affaires lorsque j'étais plongé dans la contemplation du parterre de trèfle. Et la voilà coincée dans le dédale du Paris souterrain. Que faire? Ca n'est pas une vie pour une aussi frêle bestiole que de respirer l'air vicié du métro et de voler de banquette en complet-veston.
Je sors mon étui à lunettes et j'y enferme provisoirement la coccinelle.
A Châtelet, je fends la foule des badauds et des touristes pour aller à mon rendez-vous. Je repère mon interlocuteur campé sur le parvis de Beaubourg. Il faut que je libère la miss (est-ce un mâle ou une femelle?). Une haie de troène aux petites fleurs blanches parfumées délimite le périmètre de la terrasse d'une brasserie. Ce sera le nouveau départ de la coccinelle qui habite désormais les beaux quartiers de la capitale.
Peut-être ira-t-elle faire un tour à l'exposition consacrée à Samuel Beckett...
Avant qu'elle ne déploie ses ailes, je lui demande de prendre soin de mon papa.

22.6.07

je me triture la cervelle



Ami lecteur,
toi qui passe régulièrement, ou occasionnellement,
avec qui je partage quelques instantanés de vie,
je me triture la cervelle, agite les neurones qu'il me reste pour écrire ici.
Mais quand la question "qu'est-ce que je vais bien pouvoir écrire?" rôde avec ses petites pattes griffues et toutes sales,
c'est qu'il n'y a rien à écrire.
Je ne vais pas te détailler la composition de mon plateau-repas, ni te dévoiler la marque de ma brosse à dents.
L'inspiration est en panne.
Et pourtant, j'appelle le service après-vente,
"il n'y a aucun correspondant au numéro que vous avez demandé."

P.S. Tiens, nous nous tutoyons... ça ne te dérange pas, j'espère...
P.P.S. Je vais voir s'il n'y aurait pas un neurone de rechange dans mon frigo...

15.6.07

Nicole et Frida


Une heure avec...
Nicole Hibert. L'émission de radio "Féminoscope" est en ligne. Cliquez sur le lien pour y accéder.
Bonne écoute. Vos commentaires seront les bienvenus.

Merci à Idfm Radio Enghien, Fatiha Temmouri et Jean-Pierre Desthuilliers!

Petite mise à jour du 25/6/2007 et message personnel de Nicole qui me disait à peu près ceci...
Et Frida Kahlo, elle a zéro commentaire? Tes lecteurs savent commenter quand tu écris des choses légères (par exemple, quand tu racontes que tu n'as rien à écrire), mais quand il s'agit de sujets un peu plus sérieux, il n'y a personne...
J'ai beau lui répéter que ce blog a peu de lecteurs, elle me répond...
Oui, mais quand même!

14.6.07

la paresse


Jules Renard a écrit : "La paresse, c'est l'habitude prise de se reposer avant la fatigue."
Ca résume assez bien ma journée.

12.6.07

Pascal Mary


Un auteur, compositeur, interprète épatant ! Pascal Mary (en cliquant sur le nom du chanteur, vous pourrez écouter certaines de ses jolies chansons)

Qui m'aime me suive... (que ne faut-il pas faire pour rameuter le chaland! Je vous ferai même la bise. Deux? Bon, d'accord. Et si vous êtes gentil, je vous permettrai même de m'offrir un verre. Elle n'est pas belle la vie? J'aime le champagne, mais le vin aussi... Y aura mes amies Nicole et Mado qui vous tiendront la jambe, elle ne mordent pas, elles sont même très gentilles. Fauchées comme moi, elles ne se formaliseront pas si vous leur offrez un verre.

Alors, tout est écrit sur le "flyer", c'est comme ça qu'ça s'appelle, mais pour les mal-voyants et/ou les fainéants, je répète: le samedi 16 juin à 21h au Dessous de Ginette, 101 rue de Caulaincourt, 75018 Paris.

Mise à jour du 26/06/2007
Vous pourrez découvrir Pascal Mary le 30/07 au festival de Barjac, d
ans le Gard, 16h45 et 18h30 au Lion d'Or ; le 1/08 au Festival "d'un dimanche à l'autre" à Corrençon-en-Vercors, au Caribou à 21h ; à Die (Drôme) le 5/08 à 18h ; au festival Eclats à Dieulefit (Drôme) le 22/09 à 20h... allez lui faire une bise de ma part!

le tango stupéfiant


Lundi 11 juin à 15heures, en direct, pour son émission Féminoscope, sur Idfm Radio Enghien,

Fatiha Temmouri a reçu Nicole Hibert. Durant une heure, l'invitée a évoqué son expérience d'éditrice (traductrice littéraire pour Albin Michel et Flammarion, responsable éditoriale et directrice de collection au Fleuve Noir, découvreuse d'auteurs).
En outre, Laurent Delpit, ici présent, blogueur, comédien, metteur en scène à ses heures, a dressé le portrait d'une artiste majeure: Frida Kahlo. J'ai lu des extraits de la biographie DIEGO ET FRIDA de JMG Le Clézio, parue chez Gallimard (en poche, collection Folio).

Nicole a proposé aux auditeurs l'écoute de:
La Talvera "Salvatjona-Sauvageonne" (1991)
Barbara "à Mourir pour Mourir" (1964)
Marie Dubas "le Tango stupéfiant" (1936)
Fréhel "la Môme Catch-Catch" (1938)

p.s. je ne résiste pas à l'envie de vous livrer les paroles du "Tango Stupéfiant"
pour l'écouter, cliquez ici

interprété par Marie Dubas (paroles et musiques: R. Carcel, H. Cor, P. Olive)

Après trois semaines entières

De bonheur que rien n'altérait
Mon amant dont j'étais si fière
Un triste matin me plaquait
Pour calmer mon âme chagrine
Je résolus en un sursaut
De me piquer à la morphine
Ou de priser de la coco
Mais ça coûte cher tous ces machins
Alors pour fuir mon noir destin

{Refrain:}
J'ai fumé de l'eucalyptus
Et je m'en vais à la dérive
Fumant comme une locomotive
Avec aux lèvres un rictus
J'ai fumé de l'eucalyptus

Dès lors mon âme torturée
Ne connut plus que d'affreux jours
La rue du désir fut barrée
Par les gravats de notre amour
J'aurais pu d'une main câline
Couper le traître en petits morceaux
Le recoller à la sécotine
Pour le redécouper aussitôt
Mais je l'aimais tant l'animal
Alors pour pas lui faire de mal

{Refrain:}
J'ai prisé d'la naphtaline
Les cheveux hagards, l'œil hérissé
Je me suis mise à me fourrer
Des boules entières dans les narines
J'ai prisé d'la naphtaline

Qu'ai-je fait là, Jésus Marie
C'est stupéfiant comme résultat
Au lieu de m'alléger la vie
Je me suis alourdie l'estomac
J'ai dû prendre du charbon Belloc
Ça m'a fait la langue toute noire
Que faire alors pauvre loque,
Essayer d'un autre exutoire ?
Car le pire c'est que j'ai pris le pli
Et c'est tant pis quand le pli est pris

{Refrain:}
Je me pique à l'eau de Javel
Pour oublier celui que j'aime
Je prends ma seringue
Et j'en bois même
Alors il me pousse des ailes
Je me pique à l'eau de Javel
Gnak gnak gnak gnak
J'ai du chagrin...

7.6.07

Les Deux Fridas

Les Deux Fridas (1939) - 173cm x 173cm
par Frida Kahlo

Article paru dans Le Devoir, quotidien québécois:

Mexico -- La plus grande exposition consacrée à la peintre mexicaine Frida Kahlo (1907-54) aura lieu à Mexico à partir du mois de juin: 354 œuvres seront présentées, une première, dans le cadre d'un hommage national à l'artiste, ont annoncé hier les organisateurs.
Le Mexique célèbre en 2007 le centenaire de la naissance de Frida Kahlo et le 50e anniversaire de la mort de son mari Diego Rivera (1886-1957).
«C'est la plus grande exposition de Frida Kahlo, l'exposition rassemblera 354 œuvres, dont 65 huiles, 45 dessins, 11 aquarelles, 5 gravures, des documents inédits, une centaine de photographies personnelles et des manuscrits, dont 50 lettres», a dit la directrice de l'Institut national des beaux-arts, Maria Teresa Franco.
Des tableaux provenant des musées de San Francisco, de Los Angeles et de Nagoya ainsi que plusieurs musées de Mexico ou appartenant à des collectionneurs privés de Detroit et Miami seront exposés au palais des beaux-arts, dans le centre de Mexico.
C'est la première fois que des collectionneurs privés fournissent des tableaux de Frida Kahlo pour une exposition au Mexique. Comme l'œuvre de Frida Kahlo a été déclarée par les autorités mexicaines patrimoine artistique de la Nation, ils craignaient jusqu'ici que les œuvres soient saisies.
En 2005, la Tate Modern, le grand musée d'art moderne de Londres, avait organisé une grande exposition de l'œuvre de Frida Kahlo mais n'avait rassemblé que 87 œuvres, pour la plus grande exposition jamais réalisée en Europe.

Du 13 juin au 19 août 2007, au Museo del Palacio de Bellas Artes


mise à jour 02/2008
:
there's an exhibition going on from february 'til may in the Philadelphia Museum of Art, click here for a quick overview ; pour les anglophones, un lien vers le Philadelphia Museum of Art où est présentée une partie de l'oeuvre de Frida Kahlo, de février à mai.

6.6.07

la colonne brisée


La Colonne Brisée, par Frida Kahlo (1944) (collection particulière)
Sous le croquis de son tableau La Colonne Brisée (où elle montre sa colonne vertébrale sous la forme d'une colonne grecque fracturée), elle note: "Attendre, avec l'angoisse secrète, la colonne brisée et le regard sans limites. Sans bouger, sur le vaste sentier, et mouvant ma vie cerclée d'acier."



1.6.07

trois enfants dont deux "illégitimes"


Un rosier sauvage que m'a "envoyé" Virginie, en direct de son séjour dans l'Ardèche.

Quelles nouvelles?
Mado, Nicole et les deux Laurent rêvons de notre futur duplex.
Nous mettrons Mado aux fourneaux. Le matin, elle ira faire les emplettes au marché du coin. Et ses trois enfants (dont deux "illégitimes") trimeront pour gagner le pain quotidien. Arthur, le plus beau chien de la terre (dixit Nicole) jouera avec sa baballe au cinquième étage tandis que les adultes travailleront ou bulleront au sixième.
Nicole, Mado et moi sommes actuellement empêtrés dans les affres administratives (demande de prêt immobilier, expertise et j'en passe...) Nicole passe ses nuits à décorer le duplex, "si tu voyais, me dit-elle, c'est magnifique". Et parfois, elle cauchemarde (les déménagements et elle, ça fait deux). Hier, elle me confie un questionnaire à remplir et envoyer urgemment. Après un verre de colombelle au Bon Coin, chez Carmen et Francis, notre cantine du 15ème (91 rue Fondary), je prends le métro, chargé comme une mule: l'ordinateur portable sur le dos, deux ou trois courses dans un sac, l'annuaire 2007 dans un autre. Le questionnaire me regarde droit dans les yeux, il n'a pas envie d'être froissé: alors je le glisse à l'intérieur du bottin. Il est au chaud, il ne risque rien.
Tiens, tiens, tiens... je suis curieux de savoir à quelle page se sont glissées (au pif) les fragiles feuilles agrafées. Je flaire un signe du destin. Nicole, Mado et moi avons nos antennes déployées. Dans la famille des agités du bocal, demandez le deuxième fils de Mado: Laurent de Melbourne, qui, à ses heures perdues, est médium. Nicole, la grande soeur lit dans le marc de café. Attention, on ne plaisante pas avec ces choses. Elle a été formée par une Chypriote. Pour lire dans le marc de café turc, certes. Alors Nicole s'est adaptée. Elle lit même dans les gobelets en plastique, c'est dire!
Arrivé chez moi, je sors l'annuaire et là, stupeur et putréfaction! Damned! Hostie fi! Le questionnaire est aux pages "Déménagement", et précisément, à la page du 15ème. Les bras m'en tombent, je les ramasse et appelle Nicole. Sur les 1700 pages du bottin, les rubriques sont nombreuses, à quelques pages près, le questionnaire aurait pu se loger à "Décoration" ou "Déblaiements" ou "Dentistes".
Certains lisent dans les lignes de la main, moi, je lis l'avenir dans les pages jaunes.

20.5.07

les Hors-la-Loi


La vraie vie est souvent plus extraordinaire, plus complexe, plus douloureuse que le meilleur des spectacles. Jamais je n'aurais imaginé qu'en emmenant Nicole & Mado voir Les Hors-la-Loi.
Dans le taxi qui nous emmène dans le quartier de Jean-Pierre, le tutoiement s'installe très rapidement, il en a gros sur la patate, il me parle de sa colère qu'il s'efforce de maîtriser, de l'enfer qu'il a vécu ces dernières années, du scénario qu'il vient d'écrire.
au Théâtre du Gymnase, je terminerais ma soirée sans elles (alors que nous célébrions l'anniversaire de Nicole), à boire un verre avec Jean-Pierre que je ne connaissais pas une heure plus tôt.
Peu avant 19heures, Nicole, Mado et moi buvons nos coupes de champagne au café Delaville (la coupe coûte la modique somme de 11€ (72 francs la coupe, en francs, ça fait plus d'effet, non? Putain! (le lieu n'a pas oublié ses origines - c'était autrefois un lupanar, un bordel, quoi. Pendant que Mado et Nicole filent au petit coin, je fais semblant de régler la note avec le porte-monnaie de Mado qui a insisté pour nous inviter (déjà qu'elle se casse la nénette à dépenser le moins possible avec sa très modeste retraite...)

Peu avant 19 heures, Jean-Pierre est seul dans les allées qui conduisent à l'orchestre. Il est en fauteuil roulant. On le toise, on l'ignore, on le bouscule. Il encaisse. L'employé l'installe gauchement, avec brusquerie, dans le fauteuil nous faisant face.
Fin du spectacle, ovation, rappels, bravos. J'ai été touché en plein coeur.
L'employé vient chercher Jean-Pierre. Maladresse et brutalité.
Visiblement, il a autre chose à faire. Jean-Pierre a peur de tomber et le fait savoir.
- Mais non, mais non, n'ayez pas peur.
Mais si justement, Jean-Pierre a peur. L'employé tire comme un forcené sur le fauteuil roulant de Jean-Pierre.
- Faites attention. Vous allez me faire tomber.
Je vous passe les détails... vous aurez compris que nous nageons en plein dans le sujet des Hors-la-loi. Nous nous retrouvons au bar du théâtre. Un accessoire de sécurité du fauteuil roulant est bel et bien cassé. Un "responsable" arrive.
- Puis-je vous demander à qui nous avons l'honneur?
- Je suis un des directeurs, me répond-il simplement.
Il se répand en excuses (sincères), part faire taper une déclaration. Jean-Pierre devra envoyer un devis. Le théâtre remboursera. N'empêche que Jean-Pierre devra se dépétrer avec son fauteuil abîmé le temps de la réparation.
Je lui propose de le raccompagner en taxi.
Et nous voilà à boire le verre de l'amitié rue du Cherche-Midi.
Jean-Pierre me raconte son parcours du combattant quotidien. Surtout quand il croise "ces cons". J'énonce une platitude qui ne le réconforte guère. "Il y a des cons partout..." même parmi les hommes et les femmes bouleversés par un spectacle qui chante haut et fort le handicap.
Jean-Pierre me demande:
- Tu crois que j'aurais dû m'excuser auprès de l'employé maladroit? (qui, soit dit en passant ne s'est même pas excusé... il avait autre chose à faire, j'vous dis!)
Perplexe, je réfléchis. Jean-Pierre m'interroge de nouveau:
- Tu crois que j'aurais dû m'excuser de lui avoir gueulé dessus?

16.5.07

en mai...


En mai, ne te découvre pas d'un fil,
En décembre, fais ce qu'il te plaît.

9.5.07

un bras à Montparnasse


Se promener à Paris réserve bien des surprises. (à Montparnasse)
Walking around Paris is full of surprises. (in Montparnasse)

5.5.07

des histoires de gendarmes et de voleurs...


En ces temps agités, je vous propose la lecture édifiante et souvent passionnante du blog de George Moréas "Commissaire principal honoraire de la Police Nationale" et auteur de romans et documents dont quelques excellents pavés dans la mare.

Petite réponse fort sympathique de Georges Moréas que j'ai contacté et dont je vous livre quelques extraits (qui vous donneront, je l'espère envie de lire ce qu'il écrit).
En toute modestie, il dit n'avoir « hélas pas grand-chose à raconter. Des souvenirs et des histoires de gendarmes et de voleurs... »
« Si je ne raconte pas tout, ce que je dis est sincère. J'ai appris, un peu tard, que dans les écrits (et ailleurs), la sincérité est la chose la plus importante qui soit. Surtout la sincérité envers soi-même. »
GM faisait également écho à ma réflexion sur les blogs; et je partage sa vision des choses.
« Un blog, m'écrit-il, c'est comme un bloc-notes qu’on laisse traîner sur une table pour que les amis le feuillettent. Et un bloc-notes, c'est comme un journal de bord.
Vous savez, j'ai eu la chance de naviguer quelques années. Lorsque je relis mon journal de bord, c'est un peu comme si je me retrouvais au milieu de l'Atlantique.
Vous voyez, je bloblogue.
Amicalement,
Georges »

29.4.07

un dessin de Plantu



Un dessin de Plantu, ça ne fait jamais de mal (sur le brassard: I.N. = Identité Nationale)

Lu dans LE MONDE: la Ligue des Droits de l'Homme appelle à voter pour Ségolène Royal. Cliquez ici pour lire le communiqué.

26.4.07

des milliers de pâquerettes vont rendre l'âme ce matin



Certes je suis inquiet par l'éventualité d'un président hargneux, aujourd'hui, j'entends la tondeuse et je songe aux milliers de pâquerettes qui vont rendre l'âme ce matin. Les jardiniers de la résidence s'affairent. J'enfile un bermuda, des claquettes et m'en vais cueillir mes fleurs du jour. Les habitants passent et me jettent un regard circonspect, voire soupçonneux. Le regard de la gentille dame du bâtiment A est méprisant. Elle ne réponds pas à mon "bonjour". Oui, je sais, la pelouse est interdite. Je donne le mauvais exemple à vos petits-enfants? Je ne suis pas un exemple de vertu. Vous voulez savoir? Je cueille ces fleurs pour Amandine avec qui je dîne ce soir, pour Nicole avec qui nous rêvons du "grand soir", pour mon homme, pour vous qui voterez la prévention et non le tout-répression, pour l'humain et non le CAC40, pour une femme royale, contre un homme petit pied.

14.4.07

Allô Selecta ?


Allô Selecta?

J'étais en train de noter rageusement le numéro de téléphone et la référence du distributeur automatique de friandises et boissons diverses et variées quand saint Objet est intervenu: un miracle s'est produit.
Vous avez sans doute déjà été victime de ces machines... une subite envie de chocolat vous saisit, avez-vous des pièces (et suffisamment) dans votre porte-monnaie? Avez-vous le temps de manoeuvrer avant que le métro que vous attendiez avec impatience arrive en station? Besoin de sucre. Malheur! La barre chocolatée reste coincée. Horreur! Le train approche. Vous frappez la machine. Elle est plus forte que vous. Elle vous nargue, vous a dépossédé de vos derniers euros. Le métro attend. Vous restez sur le quai ou vous prenez votre train les mains vides et les papilles frustrées?

Aujourd'hui, deux barres chocolatées tombent dans le bac. Je me régale d'avance. Mais au poison il faut un antidote, un jus de fruits, une bouteille d'eau pour évacuer le trop plein de chocolat. Au diable l'avarice. Une nouveauté me tend les bras: mysmoothie 100% de fruits, de jolies framboises ornent le petit tétrapack. 2€ La merveille avance, avance, avance... et reste coincée.
J'ai beau donner un coup de pied dans la machine, rien n'y fait.
Le minuscule miracle accompli par saint Objet survient. Sur le petit écran figure une somme toujours disponible: 2€. Bizarre... je récupère les pièces, les réinsère. J'entends crisser les freins du prochain métro. Vite! Sélection n°45. La merveille 1 tombe dans l'escarcelle. Surprise: une merveille n°2 tombe à son tour. Deux boissons pour le prix d'une. J'embarque mon butin, saute dans le wagon, in extremis, m'asseoit, et m'empiffre de chocolats avec un sentiment de victoire. Je sirote ensuite mes merveilles, plus belles qu'elles ne sont bonnes. Pas de quoi casser trois pattes à un canard.

Quelle aventure! me direz-vous. Oui, bon... au moins, je ne vous parle pas de politique. (Votez Ségolène ou je vous estourbis! mince, je n'ai pas pu m'en empêcher... pardon!)

Puisque nous parlons consommation, j'ai découvert la marque Innocent (non, non, ils ne me payent pas, ne me fournissent pas, dommage parce que leurs boissons sont chères). Mais qu'est-ce que c'est bon! Je suis tombé sur ces boissons par hasard, en ai bu un litre jusqu'à la dernière goutte (mmmmmmmmmmmmm). A signaler: ils ont de l'humour. Lire les étiquettes, rire puis boire... sinon vous allez vous en mettre plein votre ravissant t-shirt.

François Caillon (2)



photo de François Caillon

7.4.07

ne rien faire du tout


Comme je ne suis pas très en verve ces jours-ci, je retranscris le message "emploi du temps" paru dans le courrier des lecteurs dans le Télérama n°2986. Laeticia Mille de Limoges y écrivait:
"Le temps ou l'argent? La bourse ou la vie? Sous des tonnerres d'applaudissements, Sarkozy a soulevé un problème: à quoi servent les RTT si on n'a pas assez d'argent? J'aimerais lui donner quelques idées: se balader, discuter avec des amis, sa famille, ses enfants, aider le petit à faire ses devoirs, surfer sur Internet, regarder un bon film lové dans le canapé, faire du jogging, téléphoner à la vieille tante ou à la lointaine Mamie qui attend de vos nouvelles depuis des mois, rêver, lire, faire enfin ce qu'on remettait toujours à plus tard, draguer, se dorer au soleil dans le parc voisin, ne rien faire du tout, buller comme on dit, dormir, se reposer, écouter le temps qui passe sans vous, la course folle des autres qui travaillent, se détendre, sans oublier: faire l'amour!"
Eh bien, moi j'dis, tout pareil ou presque, moi j'dis, elle a raison L M de Limoges. Non mais des fois!

3.4.07

j'ai croisé un hérisson


Déjeuné au soleil, place Colette, Paris. Promené mon travail, mes feuilles volantes, bu un verre de Bergerac. Photographié le kiosque des Noctambules (perles de verre colorées de Murano). Souri à une inconnue. Traversé le pont des Arts. Regardé couler la Seine. Une brasserie. Pris un café, puis deux, puis trois, puis quatre. Trouvé un titre de roman. Ramassé des pâquerettes que j’ai tendues à une mendiante avec un euro symbolique. Il a plu. Garé mon vélo devant un commissariat. Regagné mes pénates. Dans le métro, dans mon baladeur préhistorique, la voix de Rickie Lee Jones m’a accompagné dans mon trajet. Longé la voie ferrée du tram, croisé un hérisson.

2.4.07

dire "oui, non, merde, je t'aime"


Je sais lire, écrire, taper à la machine, coudre, jouer la comédie, arroser les plantes, faire le repassage, aimer, mettre en scène, conduire, passer l'aspirateur, dire "oui, non, merde, je t'aime". [I know how to read, write, type, saw, play, water the plants, iron, love, direct, drive, hoover, say "yes, no, shit, i love you".] J'aime [I love] Laurent, Alice, Lucie, Sophie, Julien, Claudette et Michel, Nicole, Mado, Karel, Karine et Yvan et Agathe, Daniel, François, Amandine, Miquette et Claudio, Bruno, René, Babby et Michel, Marie-Yves, Jérôme et Harold, Pierre, Georges, Mélanie, Yvette, Janine et Roger, Véronique, Jacques, Virginie, Mehdi, Elias, Stéphanie, Christophe, Mark Daniel, Jeff, Carmen et Francis, Christelle, Lionel, Zafer, Isabelle, Janique, Dany, Tony, Dani, Catouche, Coco, Ael, Evelyne, Patrick, Leo, Richard, Noel, Hélène, Rachel, Danielle et Keith, Mimi et Fafa, Tim et Carol, Jamil et Michel, Carlos, Geneviève et Elie-Georges, Laurence, Delphine, Sandrine, Sergio, Valérie et Antoine et Mathilde, Mick et Salomé, Vincent, Tito, Fatiha, Aurélie, Virginie et Xavier, Philippe, Alban, Françoise, you ...

31.3.07

J’ai une petite chienne qui est très gentille, et comme moi très vieille


Il y a deux ans, j'étais bénévole et donnais un peu de mon temps à des personnes seules, âgées et/ou handicapées. Hélas, mon temps libre se réduisant à la portion congrue, j'ai dû quitter l'Association NSI. Le peu que je donnais m'était rendu au centuple. L'adhérente dont je me suis occupée pendant quelques mois (et qui était dans une réelle détresse) est d'ailleurs devenue une amie. Allez faire un tour sur le site de NSI.

Lors de la fête des associations, j'avais organisé une lecture chorale d'une douzaine de lettres (des bouteilles lancées à la mer) dont voici un extrait:

Paris, le 14 avril,


Suite à notre conversation téléphonique d’il y a quelques jours, je viens vous affirmer qu’il me serait agréable d’avoir de temps en temps une gentille personne avec qui je puisse un peu parler, et peut-être sortir un peu de chez moi, faire diverses petites courses, la solitude est tellement dure à supporter.
J’ai une petite chienne qui est très gentille, et comme moi très vieille, mais ça m’oblige à sortir tous les jours.
En effet, je vais avoir 82 ans le 8 août prochain, et suis assez handicapée depuis le début du mois de novembre, car je suis tombée et me suis fait une très vilaine entorse, avec rupture, des muscles et des tendons, en glissant sur des feuilles à l’entrée des Buttes Chaumont. Depuis je marche très mal avec une canne.
Quel dommage que je n'aie pas connu votre association à ce moment-là. La souffrance et la solitude aurait sûrement été moins pénible à supporter.
En vous remerciant par avance, je vous prie, Monsieur, de croire à l'expression de mes sentiments les plus cordiaux.

Maria D.
Rue de l'Arbre Sec, Paris 1er

mise à jour du 14/04/2007:

NSI a récemment participé à diverses émissions sur Radio France. La proposition d'accompagner certaines personnes âgées jusqu'à leur bureau de vote a été relayée sur les ondes. Et pour celles dont le déplacement est difficile voire impossible, des bénévoles de NSI accepteront leur procuration.

28.3.07

pensées


Mes pensées me tournent le dos



54, 74 ou 81?


Vous aviez un doute sur mon grain de folie... Je confirme: j'ai une araignée au plafond.

Onze heures.
Opération filature. On ne dit plus "c'est lundi, c'est ravioli", mais "c'est lundi, qui as-tu suivi?"
Petite forme aujourd'hui. Je reste dans les parages. Bus 95 jusqu'à la place de Clichy. Un bouquin m'attend à la Librairie de Paris. Mais avant, un p'tit noir au café le Petit Poucet. J'adore l'effervescence du quartier.
Aujourd'hui, je ne me sens pas de prendre le métro. Pour me retrouver à l'autre bout de Paris, non merci. Je vais me planter à une bouche de métro et attendre. Ceux qui en sortent ont fini leur trajet en commun. Et resteront dans le coin. Y a des chances. J'attends quelqu'un d'intéressant... C'est quoi ça quelqu'un d'intéressant? Je fais confiance à mon sixième sens.
Changement de programme: à la caisse de la librairie, une jeune femme, la trentaine, laisse un dossier au libraire. "Bonjour! Je suis Sophie Truc du théâtre de Gennevilliers." Puis s'en va. C'est elle. Je la suis. Elle me tient la porte, je lui dis merci.
Sur le terrain, je découvre le b.a. ba du parfait suiveur: trottoir inverse, distance étudiée. Avenue de Clichy, ses boutiques moches, la circulation. Elle porte un blouson chocolat et un sac à dos apparemment bien rempli. Les mains dans les poches, il fait froid. Je ne la perds pas de vue, elle est en face, s'assoit sur le banc de l'abribus. Je traverse. Je me poste derrière l'abri, et attends le bus qu'elle attend. Le plan de Paris affiché sur la paroi vitrée nous cache. 54, 74 ou 81? Lequel va-t-on prendre? Vais-je le prendre? Pour aller où? Mais fais-lui confiance, c'est elle qui te guide, bon sang! Je suis Sophie Truc.
Sophie... Sophie, c'est le prénom de ma soeur, ça. Tiens, elles se ressemblent. Un peu. Le même côté garçonne. Mais qu'est-ce que je viens mettre ma soeur là-dedans?
Sophie? Ou alors... est-ce le mot "théâtre" qui m'a persuadé? Est-ce un signe? Suivre ma voie. J'ai une audition vendredi. Pour jouer à Rennes. Suivre des gens à Rennes. Un spectateur.
Le bus 54 se pointe. Elle se lève, monte. Je monte et vais m'asseoir trois rangs derrière. Elle porte une écharpe bleu roi. Elle se mouche, range son mouchoir dans sa poche gauche, saisit un petit objet en plastique. Du fond de teint. De l'index droit à la joue droite. Avoir bonne mine, c'est important. Une voix enregistrée nous renseigne sur la direction: Genevilliers. Ben tiens, elle va au théâtre. Je suis Sophie Truc. Si elle savait...
Je décide de la laisser. Le périph', c'est la limite. Prochain arrêt, je descends. Brochant-Cardinet, rue Berzélius. Le bus file. Bye bye Sophie.
Tiens! Une librairie. Sur le trottoir, une pile de bouquins à un euro, je vais y fourrer mon nez.

27.3.07

François Caillon (1)



photo de François Caillon (cliquez ici pour voir une partie de son travail)

Hier soir, je passais avec Alban au studio de François pour y récupérer quelques retirages, et je suis tombé amoureux de quelques unes de ses photos qu'il m'avait cachées. Il va sans doute organiser une expo, aimerait surtout l'accompagner d'une publication (un éditeur intéressé?). Je lui ai demandé trois photos qui m'ont particulièrement touché, voici la première, en exclusivité mondiale.

25.3.07

Elle dessine les gens qu'on ne voit qu'une fois dans sa vie


Dans le métro, elle croque des portraits.
Je la vois.
Un jeune homme s'asseoit. Elle le dessine.
Je les vois.
Elle lève le regard, le baisse, le lève au gré des coups de crayon.
Elle le regarde.
Ils ne me voient pas.
Il descend du train. Elle descend et le suit.
Je descends et la suis. Je les suis.
Je ne suis pas dans ses croquis.
Ils sont dans les miens, dans mon esprit. Je les possède, ils ne savent pas.
Après quoi court-il? Elle lui court après.
Elle le perd de vue. Je l'ai perdu.
Elle s'arrête, s'asseoit, ouvre son cahier, le regarde qui est parti.
Elle dessine les gens qu'on ne voit qu'une fois dans sa vie.
Je les regarde qui lisent par-dessus l'épaule, qui pensent, se taisent.
Je regarde ce silence.
Elle écoute les traits de ses esquisses.
Ils sont à elle.
Ils m'échappent encore.


p.s. en ce moment, je teste myspace.com
j'y ai copié-collé des bouts de ce blog
pour y jeter un oeil, voire deux si les deux sont en état de marche, cliquez ici.

21.3.07

par le petit bout de ma lorgnette


J'avais promis comme cadeau d'anniversaire (modeste présent) à mon ami Lionel Gaudin-Villard de relayer l'information concernant ses prochains concerts.
Mon petit doigt m'a dit que certains d'entre vous sont sud-ouestains (?), périgourdins, ou bordelais, aussi, je vous propose d'aller écouter de la grande musique à Bordeaux demain ou samedi, et dans le superbe écrin qu'est le village de Saint-Emilion, ce dimanche.

samedi 24 - BORDEAUX - 21h - Eglise St Louis des Chartrons

Dimanche 25 - ST EMILION - 16h - Elise Collégiale

Générale publique - vendredi 23 mars - BORDEAUX - 21h - Eglise St Louis des Chartrons
Ensemble Orchestral et Vocal de Bordeaux

Clotilde FITER-LECOMTE, Nadine GABARD, Pierre ROUSSEAU, Hervé HENNEQUIN, Isabelle BRANGIER

J. HAYDN - Concerto pour violoncelle Hob.VII.B N°1
L. van BEETHOVEN - Messe en UT Majeur Op.86

Je ne peux m'empêcher d'être fier de constater le succès de Lionel et de vous confier une anecdote. J'ai la sale manie de vouloir écrire sur les autres par le petit bout de ma lorgnette: donc, il y a une dizaine d'années, Lionel et moi faisions partie d'une équipe de caissiers (Auchan Mériadeck avaient employé des étudiants). Lionel poursuivait son rêve et moi le mien: tous deux avons réalisé ces rêves, lui est devenu un chef d'orchestre émérite et talentueux, moi je suis monté à Paris et j'ai mis en scène une pièce (ou plusieurs, si l'on compte les errements des débuts). Un ami travaillant à l'IRCAM a posé la question à cent euros: mais il a fait des études? Oui, effectivement, ça n'est pas chez Auchan que Lionel a appris la direction de choeur et d'orchestre.

Si, en revanche, vous décidez d'aller faire un tour à Vienne ou St. Pétersbourg, Madrid ou Prague, notre ami Lionel dirigera le Kadesh Kammerorchester Wien, l'Orchestre Symphonique d'Etat de Saint Petersbourg "Klassica" et l'Orchestre Symphonique de Sofia à Madrid...


maj 29/02/2008

cliquez pour agrandir, sinon appelez-moi, mailez-moi...